Partager l'article ! Uni-es pour sauver la desserte SNCF.: Si il est parfois des combats solidaires de tous et toutes, en voici un : le maintien de la ...
Si il est parfois des combats solidaires de tous et toutes, en voici un :
le maintien de la desserte aux heures creuses de la ligne Transilien entre Saint Lazare et Maisons-Laffitte.
Commençons d’abord, sans nous faire l’avocat du diable, par rétablir une vérité :
contrairement à ce qu’annonce un tract du Modem de Houilles et Carrières sur Seine, les nouveaux horaires mis en place dans quelques jours ne supprimeront pas complètement cette
ligne.
Il s’agit néanmoins de réduire la fréquence des rames aux heures creuses.
Bien entendu, cette décision du Syndicat des Transports en Ile de France (STIF)
n’est pas satisfaisante pour les usagers, Jean-Pierre Mottura (candidat PS) a annoncé dans un communiqué de presse du 17 janvier, son soutien au Collectif d’Associations de Défense de
l’Environnement de la boucle de Montesson (CADEB) en appelant à une large concertation publique afin de trouver des solutions durables qui satisfassent le plus large
public.
Cette réduction de l’amplitude horaire intervient de plus à un
bien mauvais moment, puisque les travaux du nouveau tramway du pont de Bezons vont débuter prochainement. Ainsi les usagers qui seront tentés de laisser leur véhicule chez eux pour essayer de se
rendre plus facilement à Paris ou dans des villes comme Nanterre, Asnières sur Seine, Levallois, subiront un temps de parcours supplémentaire.
Différentes voix se sont élevées contre cette mesure, à commencer par celle du Député/Maire de Maison
Laffitte, suivies par celles du Modem, du Parti Communiste, du Parti Socialiste et de l’ensemble des Maires UMP de la Communauté de Communes.
Le STIF, qui a pris cette décision avec la SNCF, est dirigé par Jean-Paul Huchon (président de la région
Ile-de-France). Y sont aussi représentés l’UMP, le Modem, le Parti Communiste, les Verts et les différents syndicats de transports en communs, ainsi que des représentants de la RATP et de la
SNCF.
Quel est le sens de cette pétition, lancée par le
Modem, alors même que leurs représentants ont accepté cette décision lors d’un Conseil du STIF ?
Il est aussi important de rappeler que, contrairement à ce qu’une lecture trop rapide du dernier
tract d’A. Joly pourrait laisser croire, ce n’est pas à l’initiative de la majorité municipale mais bien à celle du groupe « Agir pour Houilles » que le Conseil Municipal a acté son
désaccord avec cette décision et entrepris de lutter contre ces suppressions inadmissibles pour les usagers.
Vous l’aurez compris, seul une consultation publique dans les villes concernées permettrait de
trouver une solution durable.
La suppression de ces trains ne doit en aucun cas devenir un argument de campagne pour les uns ou les autres, mais bel et bien être un exemple de rassemblement
républicain et démocrate autour de ce combat utile à l’ensemble des Ovillois et des Carrillons.