HOUILLES

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train-pour-houilles.jpg D'après un article du JDD du 2 décembre.

A quatre mois des élections municipales, le baromètre Amif-JDD fait le point sur les priorités des maires franciliens. 
Surprise: une nouvelle thématique, l'écologie, fait son entrée parmi leurs "trois principales préoccupations". Près de 34% des élus interrogés citent la "protection de l'environnement" (n°3) parmi leurs priorités, contre 18% en 2004. Le thème du "logement-urbanisme" (48%) confirme sa première place, acquise cette année avec la crise de l'habitat, patente en Ile-de-France, pour laquelle les maires sont en première ligne. La "petite enfance" se maintient en deuxième position (45%): crèches et écoles constituent le premier poste de dépense des municipalités. Et les déplacements ("circulation-transports") demeurent en quatrième place (33%).
 
97% veulent agir contre le réchauffement climatique.
 
En revanche, la question de la "sécurité" (33%, n° 5) poursuit sa chute, surtout dans les petites communes, même si, dans les villes de plus de 5 000 habitants, 38% des maires se soucient encore des problèmes de délinquance (n°3). Il faut préciser que la plupart des élus ont répondu au questionnaire du JDD avant les événements de Villiers-le-Bel (95). D'ailleurs, si 16% "redoutent des tensions accrues dans les quartiers difficiles", 33% ne sont pas inquiets (54% dans les villes de plus de 10 000 habitants). "Les maires ont peur de répondre à cette question, souligne Claude Pernès, maire (Nouveau Centre) de Rosny-sous-Bois (93) et président de l'Amif. Ils craignent d'apparaître alarmistes. Hors micros et sans journalistes, ils sont moins optimistes."
 
Suivent, dans l'ordre, des sujets qui préoccupent: "la fiscalité locale" (32%, n°6), "l'emploi" (20%, n°7), "l'aide sociale" (13%, n°8), "les personnes âgées" (12%, n°9), "la propreté et la lutte contre le bruit" (7%, n°10) ou encore l'ensemble "culture, loisirs, sports, festivités" (5%, n°11). En queue de peloton, on retrouve logiquement les trois thèmes "les moins prioritaires": "lutte contre le racisme et l'antisémitisme", "démocratie participative" et "nouvelles technologies".
 
La "protection de l'environnement" s'impose donc comme une priorité pour les maires, quelle que soit la taille de leur commune. "Il y a une prise de conscience évidente depuis Al Gore, Nicolas Hulot, la campagne présidentielle et surtout le Grenelle de l'environnement, analyse Claude Pernès. A coup sûr, l'écologie aura une bonne place dans les programmes électoraux." Pour preuve, à la question "Faut-il agir - aussi - au niveau local pour lutter contre le réchauffement climatique?", pas moins de 95% des édiles répondent "oui", et seulement 4% "non"! Dans les villes de plus de 5 000 habitants, ils sont même 97%.
 
79% veulent se représenter en 2008.
  
Le plus difficile à vivre pour un maire, au quotidien, reste la "lourdeur administrative" (61%, contre 56% en avril dernier). La complexité croissante des financements croisés, notamment en matière de politique de la ville, semble de plus en plus mal acceptée. Les édiles se plaignent aussi d'une "autonomie financière insuffisante" (18%) et de la "responsabilité pénale écrasante" (11 %). Si 28% estiment avoir "suffisamment de moyens" pour mener à bien leur mission, 67% affirment le contraire. D'ailleurs, lors du congrès de l'Association des maires de France (AMF), le 22 novembre dernier, les élus ont rappelé fermement qu'ils attendaient une grande réforme de la fiscalité locale et acceptent mal le "désengagement de l'Etat".
 
 
 
*Les 332 réponses sont assez représentatives de la physionomie régionale: 72% proviennent de maires de communes de moins de 5 000 habitants; 9,6% de maires de villes de 5 000 à 10 000 habitants; et 18,7% de maires de villes de plus de 10 000 habitants.
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