En écrivant ce post, me
reviens ce souvenir d’enfant en empruntant l’autopont (Place Lénine) reliant Bezons vers Houilles. Ce souvenir de faire un tour de grand huit à chaque fois que l’on passait dessus en
voiture…
Il n’en sera plus à partir du 8 novembre, date de son démontage après 45 années de service.
Cette
disparition marque la 1ère étape de la transformation de cette voie pour accueillir le nouveau tramway.
Trois phases sont prévues pour la démolition de cet ouvrage. Le démontage de la structure métallique puis la démolition des appuis en béton, et
enfin, la création d’une seconde voie de tourne à gauche vers la rue Émile-Zola et la place du Grand-Cerf pour arriver à un carrefour entièrement mis à niveau
mi-décembre.
Vous trouverez ci-dessous le lien qui vous permettra de télécharger la plaquette de communication sur ces travaux. Celle-ci est éditée par le
Conseil Général du Val d’Oise.
La bonne nouvelle étant qu’aucun axe ne sera coupé à la circulation pendant les travaux Mais la circulation sera plus difficile sur la
RD 311, la RD 308, la RD 392, sur le pont de Bezons et la RD 992. La circulation des bus est garantie mais certains arrêts de bus seront déplacés. La vitesse sera limitée aux abords du
chantier.
Ce n'est décidément pas souvent que l'on parle de Houilles dans la presse régionale, et quand on en parle, c'est pour des
sujets qui fâchent.
Dans l'édition du Parisien de ce jour, un dossier est consacré au projet de loi sur la réforme du logement social.
Vous constaterez que cet article décrit la triste réalité de notre ville :
« Il n'y a que 12,12 % de logements sociaux, loin des 20 % imposés par l'Etat. Pire : entre 2005 et 2007, la ville n'a rempli que 29% de ses
objectifs. »
A noter aussi cette déclaration du Maire : « Il ne faut pas
confondre ceux qui ne peuvent pas et ceux qui ne veulent pas. »
Je suis entièrement d'accord avec lui, à Houilles c'est impossible de faire du
logement social !!! Mais par contre c'est possible de réserver 18 000 m² pour une zone commerciale. C'est possible
d'acheter un terrain de 7911 m² pour plus de 2 millions d'euros et d'en faire un parking au lieu de construire des logements le plus rapidement possible, c'est possible d'attendre 18 ans la
fin d'une ZAC…qui ne vient toujours pas.
Loin d'être pessimiste et vous invitant vivement à lire cet article, je
conclurai en rappelant que je souhaite vivement que soient inclues des mesures d'obligation de réaliser 20 % de logements sociaux pour toutes les nouvelles constructions de plus de 800 m² dans
le plan local de l'urbanisme (PLU)°.
Il se trouve que ce PLU est en cours de réalisation à Houilles, alors passons
du simple constat d'impuissance (ou de mauvaise volonté…) à des actions concrètes !
J’étais aujourd’hui avec de nombreux élus socialistes des Yvelines aux côtés
des enseignants et parents d’élèves qui manifestaient dans les rues de Paris contre les nouvelles mesures de l’Education Nationale.
A l’appel de 47 organisations syndicales et associatives, ce sont
80 000 personnes qui se sont mobilisées dans les rues de Paris pour défendre l’Education Nationale.
Parmi les revendications : suppression du RASED (réseau d’aide spécialisée
aux élèves en difficulté), suppression de postes toujours et encore (13500 en 2009), les restrictions budgétaires, la suppression progressive de la carte scolaire, la mise en place
du
service minimum d'accueil en maternelle et dans les écoles
élémentaires…
L’occasion pour moi de réaffirmer aux enseignants Ovillois que j’ai croisé
mon soutien dans leur combat.
Mes discussions avec une dizaine d’enseignants (écoles Piaget, Toussaint,
Guesde, Casanova…) m’ont permis d’avoir un bilan de cette rentrée scolaire 2008 dans nos écoles.
Apparemment l’application de la pause méridienne ne serait toujours pas
effective partout et quand elle l’est, cela amène à des situations « dangereuses », comme à l’école Frapié où il y’a seulement 3 accompagnants pour conduire les enfants au Centre
Cousteau, ce qui ne serait pas suffisant en terme de sécurité. Une chose de sûre est que les jeux qui devaient permettre aux enfants de passer leur pause déjeuner ne sont toujours pas
arrivés.
Je suis aussi effaré d’entendre que les directeurs (directrices) d’écoles ont
un mal fou à joindre la mairie pour commander du matériel pédagogique…le service des affaires scolaires « seraient » aux abonnés absents.
Le dialogue et la coordination entre les écoles et la mairie sont
visiblement insuffisants, doit-on en être surpris ? J’espère que les nouveaux ordinateurs portables offerts par la mairie aux chefs d’établissements pourront leurs permettre de mieux
communiquer, si internet fonctionne !!!
Cette rencontre aura aussi confirmer mes craintes sur l’état de vétusté dans
les établissements scolaires, mais pas d’inquiétudes puisque 8 millions d’euros ont déjà été investi… Le fait qu’il pleuve dans l’école Piaget ou que les peintures de l’école Casanova ou
Schoelcher soient écaillées n’à aucune importance, circulez il n’y a rien à voir.
Mieux encore…le récit d’une enseignante qui attend depuis plus de 3 mois que
les services techniques viennent réparer 3 malheureux stores dans sa classe. M. le Maire qui a visité cette classe à la rentrée devait signaler le problème, si il le faut j’irai les réparer
ces stores…
Au-delà de l’humour nécessaire en ces temps de crises, la casse dans
l’Education Nationale est tellement importante qu’il est du rôle des collectivités locales d’offrir des conditions dignes d’enseignement.
Être présent aux côtés des enseignants, leur offrir des outils pédagogiques
adéquats, assurer la sécurité des enfants durant la pause méridienne (je ne parlerai du cas de « racket » qui se serait produit dans une école) sont des mesures simples qu’une
municipalité se doit d’assumer. J’espère sincèrement que tous ces problèmes seront rapidement réglés pour le bien être de nos enfants et pour de bonnes conditions de travail de nos
enseignants.
Je finirai ce post en rappelant que les élections de parents d’élèves ont eu
lieu vendredi et samedi dernier, toutes mes félicitations aux nouveaux représentants.
C’est maintenant à eux de faire vivre les Conseils d’écoles et de soulever sans
exclusive tous les problèmes que la municipalité peut régler.