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Alors que la Communauté de Communes vient de lancer une campagne de communication pour réclamer un arrêt du RER E (il n’est jamais trop tard !) dans la Boucle, j’espère qu’elle fera de même pour expliquer à nos concitoyens comment elle a réussi à augmenter la taxe d’habitation dans la Boucle de la Seine.

 

En effet, dès le mois d’octobre 2010,  les élus socialistes et apparentés de la Boucle avait dénoncé « une augmentation qui ne dit pas son nom ».

Par la suppression de l’abattement appliquée auparavant ils ont tout simplement voté une augmentation de la taxe d’habitation locale.

 

Je m’étonne d’ailleurs que Pierre Fond, Vice-Président UMP de la CCBS en charge des Finances n’ait pas proposé sa démission.

Comment peut-on justifier qu’un élu, de surcroît haut fonctionnaire au Ministère des Finances ait pu commettre pareille erreur ? Une erreur qui pourrait être qualifiée de collective puisque rares sont les élus communautaires à ne pas avoir soutenu M. Fond. Dans la délibération du 22 septembre 2010, l’ensemble des élus communautaires de Houilles (majorité ID Commune) a ainsi voté pour.

 

En octobre 2010 réagissant à nos propos, le Président de la Communauté de Communes parlait de « désinformation populiste ».

Récemment un article du Parisien titrait « Taxe d’habitation à la hausse : les élus responsables ». Ne craignant décidément rien, le Président Murez lâcha au cours de cette interview : « Selon nos projections, ce maintien devait conduire à une augmentation de l’ordre de 40 euros en moyenne par foyer fiscal, pas à de telles différences ».

Au lieu de s’entêter dans leur erreur, les élus communautaires auraient dû nous écouter et faire « machine arrière » quand il en était encore temps.

 

Pourquoi la CCBS gère-t-elle les taux de la taxe d’habitation (TH) ?

Jusqu’en 2010, les Conseils généraux (départements) fixaient ces taux, mais depuis la réforme de la taxe professionnelle, les intercommunalités ont désormais la responsabilité de fixer les taux de la TH pour la partie qui les concerne.

 

Pourquoi une telle augmentation ?

Un abattement de 15 % était appliqué par le Conseil général des Yvelines. En octobre 2010, la Communauté de Communes a décidé de supprimer cet abattement, ce qui a conduit automatiquement à une augmentation de la TH.

 

Que faire avec ce budget de 2,5 millions d’euros ?

A partir du moment où une délibération du Conseil Communautaire a été prise de manière légale, il est impossible de revenir sur celle-ci, d’autant plus lorsque les contribuables ont reçu leur avis d’imposition.

La Communauté de Communes devra donc dire à l’ensemble des habitants ce qu’elle compte faire avec cet apport financier. Car à cette heure, cet argent va dormir pour quelques mois dans les caisses du Trésor Public puisque aucun projet réel n’a été présenté au Conseil Communautaire.

 

 

En conclusion :

Depuis le départ, les oppositions (qui représentent quand même des citoyens) réclament de siéger au sein de la Communauté de Communes. Si tel avait été le cas, nous n’en serions certainement pas là ! Dans le contexte de crise que subissent l’ensemble de nos concitoyens, cette augmentation injustifiée est tout simplement inacceptable.

 

 

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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 12:25

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Le 1er décembre 2011 se tenait une réunion publique sur la mise en place de la Ligne Nationale Paris-Normandie, 80 personnes étant présentes.

 

Voici le verbatim de mon intervention:

 

Bonsoir. Je m’exprimerai ce soir au nom des élus socialistes de l’ensemble de la Communauté de Communes de la Boucle de la Seine, les sept villes de la CCBS.

 

Si, bien évidemment, sur ce débat préalable nous portons un regard positif sur l’ensemble du projet et notamment le désenclavement de la Normandie, nous avons un certain nombre d’interrogations concernant le financement de l’ensemble de ce projet, et qui impactera, si le financement entier n’est pas trouvé, le nombre de kilomètres de tunnel. Donc, une interrogation qui se pose – Monsieur le Maire de Montesson en a parlé dans une question au début – sur l’avenir de La Plaine de Montesson.

 

Le schéma directeur de la région Ile-de-France sanctuarise actuellement cette Plaine de Montesson, mais on sait aussi que la révision vient d’intervenir sur ce schéma directeur, elle est en cours, et donc au moment, si le financement est trouvé, de la réalisation de ce projet de nouvelle ligne ferroviaire Paris-Normandie, il y aura probablement un nouveau schéma directeur de la région, et donc les incertitudes sur La Plaine de Montesson sont posées, notamment sur une traversée complète en souterrain de La Plaine de Montesson.

 

Madame la Conseillère régionale vient de le rappeler à l’instant : l’arrêt du RER E est pleinement en lien avec cette ligne nationale Paris-Normandie. Il faut bien évidemment, si cette ligne voit le jour, un arrêt du RER E – deux serait formidable. Je fais juste une incise d’ailleurs à titre très personnel : nous avons appris ce soir qu’un arrêt était prévu à Sartrouville, cela n’a pour l’instant absolument pas été annoncé officiellement et je crois que les slides de la personne représentant la Tangentielle Nord s’avancent peut-être un peu puisqu’à ma connaissance, ni Houilles ni Sartrouville, si arrêt il doit y avoir, n’ont été choisi sur ce sujet-là, et bien évidemment, nous souhaitons réclamer fortement cet arrêt.

 

Le dernier point concerne bien évidemment Confluence avec ce pôle de développement économique qui va être développé sur Achères et pour nos 170 000 habitants de la Communauté de Communes, un bassin d’emploi probablement certain, et donc de la part et des villes et bien évidemment de tous les transporteurs publics, une nécessaire intermodalité à trouver à la fois entre Confluence et les villes de la boucle de la Seine. Merci.

 

LNPN HOUILLES 01 12 11
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 18:52

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Je suis candidat à l’élection présidentielle pour redonner à la France l’espoir qu’elle a perdu depuis trop d’années. Les Français souffrent. Ils souffrent dans leurs vies : le chômage est au plus haut parce que la croissance est au plus bas ; la hausse des prix et des taxes ampute leur pouvoir d’achat ; l’insécurité est partout ; leurs emplois s’en vont au gré des fermetures d’usines et des délocalisations industrielles ; l’école, l’hôpital sont attaqués et n’assurent plus l’égalité entre citoyens ; l’avenir semble bouché pour eux et pour leurs enfants ; la jeunesse se désespère d’être maintenue en lisière de la société. Les Français souffrent aussi dans leur âme collective : la République leur paraît méprisée dans ses valeurs comme dans le fonctionnement de ses institutions, le pacte social qui les unit est attaqué, le rayonnement de leur pays est atteint et ils voient avec colère la France abaissée, affaiblie, abîmée, «dégradée».


La dépression économique est là, l’angoisse sociale est partout, la confiance nulle part. J’affirme avec netteté où se situent les responsabilités. Certes, depuis 2008, il y a la crise. Elle est le produit de la mondialisation débridée, de l’arrogance et de la cupidité des élites financières, du libéralisme effréné, sans oublier l’incapacité des dirigeants européens à dominer la spéculation. Il y a surtout les politiques injustes et stériles menées depuis dix ans, les fautes économiques et morales de ce dernier quinquennat. Il y a donc la responsabilité personnelle de celui qui est au sommet de l’Etat depuis cinq ans.


Un mandat se juge sur ses résultats, une politique sur sa cohérence, un caractère sur sa constance. Comme les choses seraient faciles si l’échec devenait une excuse, si l’expérience - même malheureuse - devenait une justification opportune de poursuivre et l’abandon des promesses, une preuve de courage ! Et pourtant, telle est l’ultime contorsion tentée par le président sortant : incapable de trouver une issue à la crise de la zone euro après seize «sommets de la dernière chance» en à peine deux ans, il voudrait qu’on lui laisse encore le temps d’y porter remède, sans qu’il nous indique - hormis la rédaction d’un nouveau traité européen - ce qui serait de nature à le voir réussir là où il a échoué. Impuissant face à la montée du chômage, le voilà qui convoque une ultime réunion avec les partenaires sociaux pour nous dire qu’il faut traiter avec plus de considération les demandeurs d’emploi. Indifférent aux creusements des inégalités après avoir multiplié les indulgences aux plus fortunés, il annonce, comme pour retrouver une soudaine vertu, qu’il taxera les transactions financières sans nous préciser quand - et comment le pourrait-il dès lors que la décision lui échappe dans son exécution ?


La mystification est grossière. Je ne la sous-estime pourtant pas. Une campagne électorale est un moment particulier, où bien des choses peuvent être dites, bien des mensonges proférés, bien des paradoxes présentés comme des vérités de bon sens. J’entends déjà les lieutenants paniqués de Nicolas Sarkozy prétendre que dans la tempête il ne serait pas sage de changer le capitaine. Ce qui prête à sourire quand le navire s’est échoué. Et bientôt, il ne lui restera plus qu’à proclamer qu’il a changé, que les événements l’ont changé, que la fonction l’a changé, que l’échec l’a changé… Posons d’ores et déjà la bonne question à ce sujet : plutôt que de reconduire un président qui aurait tellement changé, pourquoi ne pas changer de président, tout simplement ?


C’est cette responsabilité qui m’incombe. Celle de permettre le changement. Un vrai changement. Ce n’est pas ici le lieu d’analyser ce qu’aura été ce quinquennat. Disons simplement que ces cinq années auront été la présidence de la parole et, lui, le président des privilégiés. Voilà la page que je veux tourner. Je mesure la difficulté de la tâche qui m’attend si vous m’accordez votre confiance. Le redressement de nos comptes publics comme celui de notre appareil productif sera long. La reconquête de notre souveraineté financière exigera des efforts considérables et surtout de la justice. Le retour de la confiance appellera une politique qui mobilisera les Français autour de l’avenir : l’éducation, la recherche, la culture, la transition énergétique et écologique.


Je sais aussi nos atouts. Nous sommes un grand pays disposant d’immenses savoir-faire, de remarquables entreprises, d’une recherche féconde, de services publics de grande qualité, d’une démographie dynamique, d’une épargne abondante, d’un attachement profond aux valeurs de la République. Nos ouvriers, nos techniciens, nos ingénieurs, nos chercheurs, nos savants, nos fonctionnaires sont parmi les meilleurs du monde. La productivité de notre travail est une des plus élevées de toutes les économies développées. Notre vie intellectuelle et artistique demeure une des plus riches et suscite toujours l’admiration des peuples.


Cent dix jours nous séparent du premier tour de l’élection présidentielle. Ce scrutin interviendra dans un contexte que rarement notre pays aura connu depuis le début de la Ve République. La France a pourtant traversé bien des épreuves en un demi-siècle : des crises économiques, de graves mouvements sociaux, de véritables ruptures civiques aussi. Mais en 2012 le choix que vous aurez à faire sera décisif. Décisif, il le sera pour vous, pour vos enfants, pour l’avenir de votre patrie, pour l’Europe aussi, qui attend et espère entendre à nouveau la voix de la France, une France dont elle a besoin pour retrouver un projet et un destin.


Pour la première fois depuis longtemps dans notre histoire nationale, ce choix dépassera, et de loin, les seules questions politiques et partisanes. Comme en 1981, comme en 1958, ce qui est en jeu dans cette élection et dans le choix que feront les Français, c’est plus que la seule élection d’un président, plus que la désignation d’une majorité, plus que l’orientation d’une politique : c’est l’indispensable redressement de la Nation. Ce redressement est possible. Pour le réussir, quatre principes m’inspireront.


La vérité : je ne serai pas le président qui viendra devant vous six mois après son élection pour vous annoncer qu’il doit changer de cap, qui reniera ses promesses faisant mine de découvrir que les caisses sont vides. Les Français sont lucides, ils savent que nous aurons besoin de temps, qu’il faudra faire des efforts à condition qu’ils soient partagés ; mais ils préfèrent des engagements forts sur l’essentiel à un catalogue de propositions.


La volonté : il en faudra pour rétablir les comptes publics, pour relancer la croissance, pour soutenir les emplois. Il en faudra pour redonner confiance aux entrepreneurs, aux salariés, aux fonctionnaires, aux chercheurs. Il en faudra pour réduire les inégalités, répartir différemment les richesses. Il en faudra aussi pour réussir la transition énergétique. Il en faudra surtout pour maîtriser la finance.


La justice : la justice, c’est un impôt équitablement réparti selon les capacités de chacun. La justice, c’est une société qui ne tolère aucun privilège. La justice, c’est ne reconnaître que la seule valeur du mérite. La justice, c’est une école qui accorde la même attention à chaque enfant. La justice, ce sont des soins accessibles à tous. La justice, c’est de pouvoir vivre de son travail. La justice, c’est pouvoir profiter d’un vrai repos après des années de labeur. La justice, c’est vivre en paix et en sécurité partout. La justice, c’est une société qui fait sa place à sa jeunesse.

L’espérance : je veux retrouver le rêve français. Celui qui permet à la génération qui vient de mieux vivre que la nôtre. Celui qui transmet le flambeau du progrès à la jeunesse impatiente, celui qui donne à la Nation sa fierté d’avancer, de dépasser ses intérêts et ses catégories d’âge et de classes pour se donner un destin commun, qui nous élève et nous rassemble. Cette espérance n’est pas vaine. Elle est le fil qui renoue le récit républicain.


Je sais que beaucoup d’entre vous se demandent si notre pays a encore le choix de son destin ou s’il est condamné à appliquer un programme décidé ailleurs ou dicté par les marchés financiers. Beaucoup doutent de notre capacité collective à décider de notre avenir, et de notre liberté de nous mettre en mouvement selon nos valeurs et notre modèle social. Beaucoup s’interrogent sur la réalité de notre souveraineté. A tous ces Français, je veux dire : oui, nous pouvons, même dans une économie mondialisée, maîtriser notre destin. Nous le pouvons en comptant d’abord sur nos propres forces, et en agissant au niveau de l’Europe, à condition que celle-ci soit réorientée. Ce sera une des responsabilités principales du prochain chef de l’Etat. Nous sommes capables de nous dépasser chaque fois que nous nous mobilisons sur une cause qui nous rend fiers. La France est un grand peuple, capable du meilleur s’il retrouve la confiance en lui, la confiance en l’Etat et en celui qui l’incarne.


Je veux aussi combattre ce scepticisme qui mine la démocratie, lever ce doute qui ronge les esprits quant à notre capacité à vivre ensemble. Je veux rappeler que la gauche et la droite, ce n’est pas la même chose. Il peut y avoir des défis incontournables. Il n’y a jamais une seule politique possible pour les relever. Le prétendre est un leurre ; pire, un mensonge. L’élection présidentielle qui vient sera le moment de la confrontation démocratique, celles des idées, des projets, des visions de la France et de l’Europe, des femmes et des hommes aussi. Je n’ignore rien des tentations d’électeurs souvent issus des classes populaires pour l’extrême droite. Ma campagne sera aussi tournée vers eux. Je leur parlerai net. J’entends leur colère et leur désarroi. Et je leur démontrerai que l’extrémisme, outre qu’il n’apporterait aucune solution à leurs difficultés, n’est pas digne des valeurs de notre pays. Plus que l’irréalisme des positions économiques du Front national ou l’illusion d’un repli derrière des barrières devenues des barbelés, c’est la violence sociale et la vindicte ethniciste qui menaceraient la République. C’est un des enjeux de ce scrutin.


Enfin, je respecte profondément toutes les candidatures de la gauche comme celle des écologistes. Elles peuvent marquer des orientations, affirmer des exigences, ouvrir des alternatives, susciter des débats, mais ce n’est pas faire preuve d’une quelconque prétention hégémonique que de penser qu’il sera difficile pour l’une d’entre elles d’être présente au second tour. Dès lors, il me revient d’incarner l’alternance et de permettre le changement. Rien n’est acquis. Beaucoup va dépendre de la gauche, de son esprit de responsabilité, de son courage, de sa cohérence, de son audace. Mais aussi de la force de ma propre candidature. J’aurai à affronter la droite accrochée à son pouvoir et liée aux puissances de l’argent, je resterai proche de vous pour porter une grande ambition collective : celle de renouer avec l’esprit de justice et l’idée de progrès.


Comme il y a trente et un ans, avec François Mitterrand, si nous savons nous en montrer dignes c’est vers nous que les Français vont se tourner le printemps prochain. C’est vers moi qu’ils porteront leurs suffrages et leur confiance, c’est à moi qu’ils confieront la responsabilité de diriger le pays. J’y suis prêt.

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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 18:07
 
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