BIENVENUE

 fboheme

Jeudi 4 février, deux événements organisés par des Candidats Yvelinois.

- A 18H00, au siège de campagne, 95 rue Falguière, Paris 15e, métro Convention ou Pasteur.

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Jean-Paul Huchon, Isabelle This Saint-Jean et Benoît Hamon débattront avec vous du projet et de la thématique: Enseignement Supérieur, Recherche, Innovation, Partage des Savoirs pour l'Ile-de-France.
Entrée libre, ouvert à tous.


- A 20H30, dans les Yvelines, à la salle du Village d'Epônes  (centre bourg, face à l'église).

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Françoise Descamps-Crosnier (Maire de Rosny-sur-Seine) et Rama Sall vous accueillent pour leur lancement de campagne, en présence de nombreux candidatEs.
Entrée libre, ouvert à tous.

A bientôt.

D'après un article du journal Le Monde en date du 3 février 2010 signé par Francine Azicovici.

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Opposés à la restructuration de leur entreprise, les salariés de Teleperformance inventent un nouveau militantisme.

 

Est-ce qu'on est déjà morts ?", lance une syndicaliste. "Non !", hurlent les salariés, réunis dans une assemblée générale électrique, lundi 1er février à Pantin (Seine-Saint-Denis), sur le site de Teleperformance (8 000 employés dans des centres d'appels en France). Leurs collègues de Montigny-le-Bretonneux et de Guyancourt (Yvelines) viennent de les rejoindre pour décider d'une action commune le jour même.

 

Ensemble, ils luttent depuis la mi-juin contre la restructuration annoncée par leur employeur : la suppression de 157 postes et la mutation des 318 salariés des sites de Paris, de Pantin et de Montigny vers ceux d'Orléans et de Villeneuve-d'Ascq (Nord), que très peu de salariés comptent accepter.

 

Saisi en référé par le comité d'entreprise (CE), le tribunal de grande instance de Paris doit rendre sa décision jeudi 4 février. Mais sans attendre cette date, la direction a obtenu, le 28 janvier, la signature des syndicats CGC, CFDT, CFTC et FO pour un plan de départs volontaires ouvert pour 585 personnes.

 

Or 88 % des salariés franciliens avaient voté contre ce plan quelques jours plus tôt, jugeant la signature précipitée et les indemnités de départ insuffisantes (2 000 à 8 000 euros, selon l'ancienneté). Colère contre la direction, colère contre les délégués syndicaux signataires.

 

Alors, lundi, une soixantaine de salariés ont investi le siège de Teleperformance, à Paris, dans une certaine confusion. "La direction n'a pas daigné nous recevoir, commente Mario, délégué du personnel. Mais on ne lâchera pas." La police a finalement expulsé et emmené une cinquantaine de salariés au poste. Trois ont été placés en garde à vue. La direction indique avoir "déposé plainte pour dégradation de biens privés".

 

Pour les salariés, le combat continue, donc. Une lutte atypique. Par sa durée, son intensité et aussi par le profil peu traditionnel de ces militants, qui reflète celui des salariés des centres d'appels. Beaucoup ont entre 25 et 40 ans, sont diplômés et sont issus de l'immigration.

 

Seul point commun avec des syndicalistes classiques : "Ils ont un héritage familial d'engagement ou ont rencontré, dans leur parcours, une cause à défendre", observe François Sarfati, maître de conférence en sociologie à l'université Paris Est. Par exemple, Rachid, délégué FO à Pantin, est "issu d'une famille FLN". Une militante de Sud a, elle, des "soeurs qui travaillent dans le social".

 

Une telle mobilisation est rare dans les centres d'appels. "Le plus frappant, pour Fiodor Rilov, l'avocat du comité d'entreprise (CE), c'est leur savoir-faire alors qu'il n'y avait pas de culture syndicale préexistante chez Teleperformance." Ils pratiquent un intense travail de terrain. "C'est en partant des interrogations des salariés que nous avons avancé dans notre compréhension du droit", explique Joël Manceron, délégué Sud, à Guyancourt.

 

Autre particularité, la multiplicité de leaders et leur organisation en collectifs, réunissant syndiqués et non syndiqués, qui pilotent les actions, comme l'occupation pacifique, en novembre dernier, du siège d'Orange, le principal donneur d'ordres, par des salariés de Montigny.

 

"Nous sommes en permanence à la recherche d'idées pour sensibiliser le public à notre cause", explique Alexandre Passadellis, syndiqué CGT de Montigny, que le Parti socialiste a repéré et mis sur sa liste pour les élections régionales en Ile-de-France. "Ils ont une grande aptitude à se coordonner par iPhone, blogs, SMS et e-mails groupés. C'est lié à leur génération et à leur métier", estime Dominique Lanoë, directeur du cabinet d'expertise Isast, qui a mené des missions sur les conditions de travail chez Teleperformance.

 

Leur force vient aussi de leur capacité à surmonter leurs divisions. "Sans cette unité, nous serions fichus depuis longtemps", estime Salim, délégué FO à Pantin. "En tant que secrétaire (CFTC) du CE, je cherche le consensus, et nous sommes d'accord sur l'essentiel", estime Abdou Keita, qui, une fois encore, après la plan, va "tenter de recréer cette cohésion".

 

Francine Azicovici


Marie-Pierre de la Gontrie, porte-parole de la campagne de Jean-Paul Huchon, et Isabelle This Saint-Jean, candidate dans les Yvelines, s’indignent du double discours du gouvernement en matière d’accès aux études supérieures.
 
D’un côté Mme Pécresse, ministre en charge de l’Enseignement supérieur, prétend vouloir que les grandes écoles accueillent au moins 30% de boursiers, en signant aujourd’hui même une convention avec elles, en ce sens. De l’autre, elle accepte sans problème la décision de l’université Paris Dauphine de porter jusqu’à 4.000€ par an les droits de scolarité de 44 de ses 105 masters. Le pseudo contrôle de légalité annoncé aujourd’hui de façon très hypocrite par la ministre ne remettra pas en cause la décision du conseil d’administration de Dauphine, rendue possible par les lois votées depuis 2007.
 
Cette affaire illustre jusqu’à la caricature la logique néfaste des réformes Pécresse de privilégier quelques rares campus dits « d’excellence » au détriment de tous les autres. Ces réformes introduisent une concurrence effrénée entre établissements et formations. La qualité et les moyens pour les formations de la majorité des étudiantes et étudiants franciliens sont en péril. D’un côté, Dauphine avec ses étudiants triés sur le volet et des moyens décuplés, et de l’autre, un service public qui ne peut accueillir dans de bonnes conditions la majorité des étudiants. On a ici une illustration des effets d’annonce de Valérie Pécresse : même les établissements les plus privilégiés ont besoin d’avoir recours à une augmentation des frais d’inscription.
 
Si l’enseignement supérieur demeure de la seule responsabilité de l’Etat, le projet Huchon 2010 place au centre de ses priorités la démocratisation de l’enseignement supérieur et l’élaboration d’une carte des formations fondée sur la coopération entre universités et écoles en garantissant à tous un accès équitable sur tout le territoire. Jean-Paul Huchon et ses co-listiers  s’engagent à offrir à tous les conditions de la réussite, notamment en finançant des expérimentations innovantes de tutorat et de parrainage dans les universités, une mutuelle de santé et 20.000 logements pour les jeunes.

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